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Cher ami(e) du Tao,

Nous sommes en 2697 avant J.-C.

Dans la grande salle du palais impérial, l’Empereur Jaune, Huang Di, s’adresse à son médecin de confiance, Qi Bo.

— “Un bon médecin n’attend pas que la maladie s’installe pour la soigner. Mais alors, comment agit-il avant même qu’elle ne se manifeste ?”

Qi Bo incline légèrement la tête avant de répondre.

— “Majesté, traiter une maladie lorsqu’elle est déjà visible, c’est comme creuser un puits lorsqu’on a déjà soif. 

Un médecin d’exception n’attend pas que le mal apparaisse : il lit les signes avant-coureurs et rétablit l’équilibre avant qu’il ne soit rompu.”

L’Empereur réfléchit un instant.

— “Mais alors, comment peut-on voir une maladie avant même qu’elle ne soit là ?”

— “Le corps parle toujours avant que la souffrance ne s’installe. Il faut simplement savoir où regarder.”

C’est exactement ce que la médecine chinoise sait faire depuis plus de 4000 ans.

Elle ne se contente pas d’attendre qu’une maladie devienne visible.

Elle s’appuie sur des indices subtils et une association entre les signes que peu de personnes savent interpréter… 

Mais qui révèlent bien plus que n’importe quelle analyse de laboratoire.

Décoder les signaux du corps pour éviter la maladie

Un symptôme n’apparaît jamais du jour au lendemain. 

Avant qu’une douleur, une inflammation ou une fatigue ne surgisse, un déséquilibre s’est installé en silence.

Mais comment savoir où, quand et pourquoi un trouble commence ?

En médecine chinoise, on ne se contente pas d’attendre qu’un test sanguin confirme une maladie. 

D’ailleurs, ces tests ne captent pas toujours les déséquilibres naissants et peuvent parfois orienter vers des diagnostics discutables.

C’est pourquoi la MTC privilégie une lecture plus globale des signaux « discrets ».

Ces indices subtils qui annoncent un déséquilibre énergétique bien avant qu’il ne devienne visible.

Et pour cela, il existe des méthodes de diagnostic uniques, que la médecine moderne commence à redécouvrir.

Les 4 piliers du diagnostic en médecine chinoise

1. La langue : une cartographie du corps

Vous vous regardez chaque matin dans un miroir, mais avez-vous déjà pris le temps d’observer votre langue ?

En médecine chinoise, elle est considérée comme un tableau de bord du corps, affichant les déséquilibres énergétiques bien avant que des symptômes n’apparaissent.

Chaque zone correspond à un organe précis :

  • Le bout de la langue reflète le Cœur et les Poumons.
  • Les bords sont liés au Foie et à la Vésicule biliaire.
  • Le centre représente l’Estomac et la Rate.
  • L’arrière correspond aux Reins et aux Intestins.

Ce que l’on observe en médecine chinoise :

  • Une langue pâle ? Manque de sang, circulation déficiente, possible anémie.
  • Un enduit jaune épais ? Présence d’un excès de chaleur digestive, inflammation latente.
  • Des fissures profondes ? Sécheresse interne, pouvant signaler un affaiblissement des Reins.
  • Un enduit blanc épais ? Stagnation de l’humidité, digestion lente, métabolisme affaibli.

Un bon praticien n’a même pas besoin que vous lui parliez. 

Un simple coup d’œil à votre langue peut révéler des indices précieux.

Mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres. 

En médecine chinoise, c’est l’ensemble des signes – couleur du teint, pouls, digestion, sommeil, etc… – qui permet d’établir un diagnostic fiable et cohérent.

2. Le pouls : un diagnostic de précision millénaire

Dans la médecine moderne, on prend le pouls pour mesurer le rythme cardiaque.

En médecine chinoise, il révèle bien plus que cela.

Sous chaque poignet, douze positions de pouls renseignent sur l’état des organes et de l’énergie vitale.

Chaque pouls livre des indices précieux sur l’état interne du corps :

  • Flottant ou profond → Indique si le déséquilibre est en surface (problème récent, souvent lié à des facteurs externes) ou en profondeur (déséquilibre installé, affectant les organes internes).
  • Lent ou rapide → Révèle une insuffisance d’énergie (froid, fatigue chronique, faiblesse du Qi) ou un excès de chaleur interne (inflammation, agitation, hyperactivité physiologique).
  • Tendu, glissant, irrégulier → Signale une perturbation de la circulation de l’énergie et du sang, pouvant être liée à l’alimentation, aux émotions refoulées, au stress chronique ou à un blocage énergétique plus profond.

En Chine, cette technique est encore enseignée dans les hôpitaux de médecine traditionnelle et utilisée en complément des examens modernes.

3. Les émotions et leur empreinte invisible

Un déséquilibre émotionnel ne reste pas toujours cantonné à l’esprit. 

Il peut être une soupape qui empêche la somatisation.

Mais dans bien des cas, il s’imprime aussi dans le corps.

L’impact des émotions sur l’organisme est bien réel, surtout lorsque celles-ci sont refoulées ou mal digérées. 

Elles perturbent l’énergie vitale et peuvent déséquilibrer des organes précis :

  • La colère bloque l’énergie du Foie et crée des tensions internes.
  • La peur affaiblit les Reins et épuise l’énergie vitale.
  • La rumination excessive surcharge la Rate et ralentit la digestion.
  • Le chagrin profond diminue la force des Poumons et affaiblit l’immunité.

En médecine chinoise, on ne traite pas un organe sans tenir compte de l’émotion qui peut l’affecter.

4. L’interrogatoire énergétique : comprendre ce que la technologie ne peut percevoir

Je vous en ai déjà parlé dans ma précédente lettre : 

En médecine chinoise, l’interrogatoire est essentiel au diagnostic.

Ici, pas de machines sophistiquées.

Mais une écoute attentive et des questions ciblées.

Plutôt que de se focaliser sur un symptôme isolé, on cherche à comprendre comment différents signes interagissent entre eux. 

C’est l’ensemble des réponses qui révèle un déséquilibre.

Et non une seule donnée prise hors contexte.

Un bon médecin chinois ne cherche pas à coller une étiquette à un mal. 

Il repère les tendances, les schémas répétitifs, et les signaux faibles du corps avant qu’un trouble ne se manifeste pleinement.

C’est une approche fine, subtile

Mais d’une efficacité redoutable. 

Et surtout, c’est quelque chose que l’on peut apprendre à faire pour soi-même…

La médecine chinoise ne “croit” pas, elle observe

On pourrait penser que tout cela relève de traditions anciennes…

Mais aujourd’hui, la science moderne commence à valider ce que la médecine chinoise sait depuis toujours :

  • Les variations subtiles du pouls sont des indicateurs précoces de troubles internes.
  • Les déséquilibres de la langue sont associés à certaines pathologies digestives et inflammatoires.
  • Le stress chronique et les émotions impactent directement l’immunité et la physiologie des organes.

Ce savoir, loin d’être dépassé, est plus que jamais pertinent aujourd’hui.

Bientôt je vous proposerai de découvrir comment interpréter ces signes vous-même

Peut-être que vous vous dites :

“Tout cela est passionnant… mais cela demande sûrement des années d’apprentissage !”

En réalité, certaines observations sont accessibles à tous.

Regarder sa langue, sentir son pouls, observer son niveau d’énergie au réveil…

Ces gestes simples suffisent parfois à détecter un déséquilibre bien avant qu’un trouble ne se manifeste.

En comprenant quelques bases, vous pourrez déjà :

  • Repérer des signes de stagnation énergétique ou de fatigue chronique.
  • Savoir si votre digestion fonctionne bien ou si elle a besoin de soutien.
  • Comprendre pourquoi certains symptômes reviennent sans raison apparente.

Vous n’avez pas besoin d’avoir un diplôme en médecine ! 

Seulement d’apprendre à observer.

Et c’est justement ce que je vais vous proposer bientôt.

Dans quelques jours, je vais vous inviter à un événement spécial.

Où vous découvrirez « Comment devenir son propre médecin » !

Et utiliser ces précieuses connaissances pour mieux comprendre votre corps.

Nous en reparlerons très bientôt.

D’ici là, prenez soin de vous.

Charles Zhang

P.S. : Je suis ravi de lire vos pensées, avis ou expériences en commentaire !

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